Ensemble, protégeons les plus fragiles

L'ARS Réunion lance une campagne de promotion de la vaccination que France Assos Santé La Réunion relaie à l'ensemble de son réseau et particulièrement aux associations pour qu'elles puissent être actrices dans la protection des plus fragiles face au virus du Covid-19.

Certaines personnes sont plus à risque de faire une forme grave de la Covid-19, en particulier les personnes âgées. Au fil du temps, l’immunité conférée par le premier rappel vaccinal diminue progressivement.
Dans le contexte actuel de circulation active du virus, avec des chiffres de contaminations élevés, la deuxième dose de rappel vient renforcer la protection des personnes fragiles contre les formes graves de la maladie, en réduisant les hospitalisations et les décès. Aussi, l’ARS recommande fortement aux personnes âgées de plus de 60 ans de réaliser la deuxième dose de rappel dans les délais requis.

Afin de sensibiliser les publics concernés, l’ARS lance une campagne de communication dès le 2 mai 2022.

Ainsi, vous pouvez relayer les messages de cette campagne au plus grand nombre :

Objectifs de la campagne
• Sensibiliser sur l’importance de la 2ème dose de rappel
Cette campagne vise à sensibiliser les Réunionnais de plus de 60 ans à la protection apportée par la 2ème dose de rappel.
• Informer les publics concernés sur les modalités de vaccination
- les personnes de 60 à 79 ans : 6 mois après la première dose de rappel ou après l’infection
- les personnes de plus de 80 ans : 3 mois après la première dose de rappel ou après l’infection

Déroulement de la campagne
La campagne de communication se déroule sur le mois de mai 2022 et se décline ainsi :
• Un communiqué de presse (3 mai)
• Un relais sur le site internet de l’ARS (3 mai)
• Une campagne radio : spot en français et en créole (du 2 au 15 mai)
• Une campagne sur les réseaux sociaux (du 2 au 15 mai)
• Un visuel animé diffusé sur les écrans des pharmacies de l’île (du 5 au 31 mai)

Les outils de la campagne
Un kit de communication est mis à disposition par l'ARS pour relayer les messages aux publics concernés, comprenant les outils suivants :
• Spot radio en français et en créole
• Animation
Notice
• Outils pour réseaux sociaux

Retrouvez les outils mis à disposition en cliquant ici.

Ensemble, protégeons les plus fragiles.

La matinée "Mon Espace Santé" en images

Plénières : mot de la Présidente de France Assos Santé La Réunion
Atelier données de santé
Atelier Ségur
Atelier fonctionnalités MES
Atelier INS (identité nationale de santé)

 

La vidéo de l'événement réalisée par TESIS avec les associations membres de France Assos Santé La Réunion et la présence de représentants d'usagers du système de santé.

https://www.youtube.com/watch?v=LJDvm7vrtac


Rencontre avec le nouveau Directeur Général de l'ARS Réunion

France Assos Santé La Réunion a été conviée à l'ARS Réunion jeudi 29 avril à 16h pour rencontrer le nouveau directeur général, Monsieur Gérard COTELLON. Celui-ci a pris ses fonctions le 11 avril 2022 en remplacement de Madame Martine Ladoucette en poste depuis septembre 2018.

Après un accueil très cordial, la démocratie en santé a été au cœur des discussions en présence du directeur général adjoint, Monsieur Billot, de la chargée de démocratie sanitaire, Estelle Loeuille et de la responsable de communication, Madame Huguette Yong-Fong. L'équipe de l'ARS a été à l'écoute des attentes de la délégation France Assos Santé La Réunion représentée par sa présidente, Madame Véronique Minatchy, et sa coordinatrice Madame Marie-Laure Veyrat ainsi que des besoins des associations représentées par deux membres présentes, Madame Gabrielle Fontaine de France Alzheimer et Madame Valérie Fernez de France Rein OI.

Des pistes de collaboration ont ainsi été formulées de façon à faciliter la représentation des usagers au sein des instances de santé, fluidifier les échanges d'informations, participer à la campagne de vaccination au bénéfice des usagers et également à construire ensemble l'organisation d'un événement.

Le recueil des besoins formulé par plusieurs associations à l'occasion de la visite du ministre des Outre-Mer et de son conseiller santé en février a également été remis à cette occasion.

Nous remercions vivement Monsieur Cotellon et son équipe pour avoir initié cette rencontre, fourni une écoute attentive et montré sa volonté d'œuvrer ensemble au profit des usagers de la santé.

De gauche à droite : Marie-Laure Veyrat, Étienne Billot, Valérie Fernez, Gérard Cotellon, Véronique Minatchy, Estelle Loeuille.

 


JEDS « Journée européenne de vos droits en santé *»

L’édition 2022 de la JEDS « Journée européenne de vos droits en santé *» (18 avril) s’inscrit dans le cadre de la présidence française du conseil de l’Union Européenne.

À cette occasion, le réseau des délégations de France Assos Santé se mobilise, comme chaque année, pour proposer au public une série d’événements en présentiel et en ligne, pour mettre à disposition des supports de communication. Objectif : informer les usagers du système de santé sur leurs droits fondamentaux.

Les droits acquis doivent être rappelés et renforcés, comme en témoignent les résultats du récent baromètre des Droits des malades 2022 réalisé par France Assos Santé : si l’information des usagers a progressé dans certains domaines ces dernières années, de nombreux droits restent encore méconnus, de même que les instances de représentation des usagers et les voies de recours en cas de problème.

La Charte européenne des droits des patients proclame 14 droits qui visent à garantir « un niveau élevé de protection de la santé humaine » (article 35 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne) et à assurer un niveau élevé de qualité des services de santé dans les pays européens.
Chaque année depuis 10 ans, la journée du 18 avril marque l’occasion de rappeler ces droits fondamentaux et de mobiliser les usagers autour de sujets qui les concernent comme "le consentement libre et éclairé", "l'accès à la santé", "la prise en charge de la douleur"…

Elle traduit l’idée de rendre l'usager acteur de sa santé.

La délégation France Assos Santé La Réunion s’est intéressée à l’accès aux soins au niveau du territoire. Alertée par les remontées du groupe de travail « transport sanitaire », et voyant des similitudes dans les autres territoires d'Outre-Mer, elle travaille en collaboration avec la Guadeloupe, la Guyane et la Martinique sur le sujet du transport sanitaire. Une infographie sera éditée très prochainement. Un podcast sera également diffusé sur ce thème pour y voir plus clair.

Retrouvez sur la page nationale l'ensemble des actions des régions : des conférences, des outils, des vidéos, des documents...

Des vidéos sont disponibles sur la chaîne YouTube de France Assos Santé La Réunion

 


Matinée d'information MES "MonEspaceSanté"

"MonEspaceSanté"

jeudi 7 avril à partir de 8h30 au CGS TESIS

Engagé sur le sujet de l’Espace Numérique de Santé depuis le tour de France des régions du Numérique en santé, initié en 2019 par la Délégation ministérielle du Numérique en Santé (DNS), l’Agence du Numérique en Santé (ANS) et la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM), le réseau France Assos Santé entend bien continuer à participer à la concrétisation de la Stratégie Nationale de Santé et son pendant numérique.

Le déploiement de "Mon Espace Santé" était fortement attendu par les usagers. Interrogés en 2021 par France Assos Santé via l’ enquête « les Français et la e-santé » réalisée avec l’institut CSA, ils sont une large majorité à s ’exprimer positivement sur l’ arrivée de cette plateforme et des services associés. Pour 82 % d’entre eux "Mon Espace Santé" va faciliter le parcours de santé.

Les fonctionnalités du "Dossier Médical Partagé" (DMP) sont aussi plébiscitées, les Français faisant de ce service celui pour lequel leur intérêt est le plus fort, et plus des trois-quarts des interrogés expriment leur intérêt pour les services de messagerie sécurisée ou encore d’ agenda de santé. Les usagers expriment également des points de vigilance, 56% des interrogés dans notre étude identifiaient au moins un frein à l’ ouverture de "Mon Espace Santé", en particulier vis-à-vis de la confidentialité des données et pour 74% la création du service risque d’aggraver les inégalités de santé à travers les fractures numériques

L' association des efforts déployés par l’ ensemble des acteurs publics, professionnels de santé, établissements, et industriels, avec un financement inédit du Ségur de la Santé sur le numérique, pour équiper les professionnels et garantir l’interopérabilité des services, sont autant de gages de réussite pour ce projet d’ envergure.

En proposant un écosystème public fortement intégré au système de santé, l’état promet aux usagers de réaliser l’ ambition que la carte vitale en son temps et le "Dossier Médical Partagé" n ’avaient pas réussi à accomplir : faire du patient le premier acteur de sa santé.

Pour tout savoir sur "MonEspaceSanté", participez à la matinée d'information conviviale et interactive, jeudi 7 avril à partir de 8h30 au CGS TESIS

Inscrivez-vous via le formulaire ici : https://form.jotform.com/220763122881554  ou cliquez sur l'image ci-dessous

Découvrez le programme :

08h30   Accueil et buffet petit-déjeuner

09h00   Introduction d'Antoine Lerat, directeur du GCS TESIS

09h10   Un nouvel élan pour le numérique au service des usagers

  • Mot de V. Minatchy, présidente de France Assos Santé La Réunion
  • Mot de Denis Lerat, directeur de la Direction des Études et des Systèmes d'Information de l'ARS La Réunion
  • Mot de Jean-Christophe Turbatte, Responsable du développement Territoriale à l'Agence du Numérique en Santé
  • Présentation en 15 minutes des enjeux actuels du numérique en santé

09h45   Comment Mon espace santé va faciliter le parcours des usagers

Ateliers de démonstration et découverte par petits groupes :

  • Présentation et démonstration fonctionnelle de Mon espace santé (20 minutes)
  • Sécurité et confidentialité des données dans Mon espace santé (20 minutes)
  • Le Ségur du Numérique en Santé : qu'est-ce qui change pour l'usager ? (20 minutes)
  • L’Identité Nationale de Santé : nouvelle sécurité pour l'usager dans la santé (20 minutes)

11h15   Les prochaines étapes de l'accompagnement des usagers sur Mon espace santé

Séquence d'échanges et Questions / Réponses avec Jean-Christophe Turbatte, Responsable de Développement Territorial de l’Agence du numérique en santé (ANS).

11h30   Mot de clôture

11h40   Cocktail déjeunatoire

 

Cette matinée est gratuite, réservée prioritairement aux associations membres de FAS La Réunion (acteurs associatifs, représentants des usagers, membres des équipes bénévoles ou salariés). Inscription obligatoire (places limitées).


FASinfos La Réunion : lettre d'information #5

Cliquez sur la têtiaire pour prendre connaissance de la lettre d’information #5,
édition de janvier à mars 2022


20 ans Loi Kouchner : des actions sur les droits en santé

A l'occasion des 20 ans de la Loi Kouchner  (loi relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé promulguée le 4 mars 2002), des RU se mobilisent pour mettre des actions en place :

"Allez vers le grand public" pour parler des droits en santé

Michel, RU dans 2 établissements de santé, se porte volontaire pour mener une action d'information auprès du grand public. Armé d'affiches et de brochures, il s'installe le samedi 5 mars sur le marché de Saint-Leu où il monte son mini-stand d'information. Entre 9h et midi, il se rend disponible pour discuter avec les passants venus faire le marché, en les informant sur les droits en santé.

La mise à disposition d'un emplacement à titre gracieux avait été demandé en amont à la Mairie de Saint-Leu que nous remercions. Michel a pu rencontrer quelques personnes et discuter des droits en santé et de son rôle de représentants d'usagers dans les établissements de santé.

Un grand merci à Michel pour avoir souhaité mener cette action, dans une relative indifférence du public. L'intérêt se portaient en effet plutôt sur le tarif des fruits et légumes dont les prix avaient pour certains doublés après les intempéries.

 

 

 

Une journée "portes ouvertes" des associations au GHER

À l'initiative d'un RU du GHER, cette journée qui voulait au départ coller avec l'actualité des 20 ans de la loi Kouchner, a pu s'organiser le 16 mars devant le hall d'entrée du GHER (groupement Hospitalier Est Réunion). Cette journée a été l’occasion d’une rencontre entre les représentants des usagers du GHER, les patients et leurs familles, ainsi que les personnels de l’établissement.

Ce moment très convivial a permis aux représentants des usagers de la Commission des usagers et du Conseil de surveillance d’échanger   avec le public sur le parvis de l’établissement, et de distribuer des flyers récapitulant les droits des usagers et le rôle des RU (représentants des usagers) dans les établissements de santé.

Tant les patients et leurs familles que les personnels se sont montrés très intéressés. Les informations données par les RU étaient complétées par celles des membres des associations présentes : France Assos Santé, Ligue contre le cancer, Rive, La santé autrement. Une centaine de flyers ont été distribués.

Madame la Directrice du GHER et plusieurs responsables de la structure sont venus discuter avec les RU, montrant leur intérêt pour l’événement. Des rendez-vous ont été pris pour approfondir les échanges.

Merci à l’équipe du GHER qui a pris en charge la logistique et le repas de midi.

 

Un micro trottoir inter-régional sur les droits en santé qui fait le tour de France et des Outre-Mer :

A l’occasion des célébrations des 20 ans de la loi Kouchner, les délégations régionales de France Assos Santé dont celle de La Réunion ont parcouru la France pour  poser une question... pour vous, c'est quoi les droits en santé ?
Les réponses en cliquant sur la vidéo :

 

et aussi :
pour vous, c'est quoi un représentant des usagers ?
Les réponses en cliquant sur la vidéo :


Paroles de RU

Ce trimestre, Guylaine interviewe Ariane,
RU à la Clinique Sainte-Clotilde et
au Centre de Rééducation de Sainte-Clotilde

en 3 questions

? Comment se passent les réunions de la CDU dans votre établissement ?

⇒ À la Clinique de Sainte-Clotilde, les CDU sont programmées de façon régulière et selon un calendrier respecté. La CDU est présidée par une RU. Avant la réunion, nous nous retrouvons entre RU environ une heure avant pour faire le point sur l'ordre du jour et élaborer les questions diverses à aborder. A noter que nous avons la chance sauf événement personnel exceptionnel d'être présentes toutes les 4.

Nous sommes très respectées et associées aux échanges lors de la réunion, à laquelle participent systématiquement le directeur d'établissement et les membres de la Commission. Nous ressentons la possibilité de questionner et donner des avis très librement. En fonction de l'ordre du jour, un temps de" formation" d'environ 10mn peut avoir lieu sur des sujets divers.

⇒ Au Centre de Rééducation de Sainte-Clotilde, les 4 réunions statutaires n'ont pas pu toutes se tenir depuis 2 ans du fait du COVID et de réorganisations internes comme nous l'a indiqué la responsable qualité. Les réunions qui se tiennent sont rarement au complet au niveau des membres représentant l'établissement. Une RU est vice-présidente de la CDU. Un poste de RU est encore vacant, les 3 autres sont actifs et présents. Un représentant des patients nommé par l'établissement est convié et participe aux mèmes instances que les RU.

L'ordre du jour est respecté mais peu de suivi des questions diverses et des points abordés en réunion sont apportés.
Personnellement, je n'ai pas eu d'information sur les autres réunions auxquelles les RU étaient conviés précédemment.

? Êtes-vous connus en tant que RU ? Quelles sont vos actions ?

 

⇒ À la Clinique de Sainte-Clotilde, je ne note pas une connaissance pointue de notre fonction par les usagers. Nous essayons d'y remédier par la tenue de permanence mensuelle dans le hall d'accueil ou dans les salles d'attente des services de la clinique, ce qui est beaucoup plus confortable et efficient à mon avis. Nous utilisons les supports de FAS et nous nous présentons systématiquement aux personnes présentes. À noter que depuis 2 ans de crise sanitaire, nous avons interromps ces permanences que nous avons reprogrammées pour le mois d'avril prochain.
Nous avons, avec la participation du personnel en charge de la CDU, élaboré le questionnaire de satisfaction en y incluant des questions sur le RU. L'affichage de nos noms, contact et fonction est systématique et à jour.
Diverses animations sont organisées par la clinique ou par les associations auxquelles nous sommes associées.

⇒ Au Centre de Rééducation de Sainte-Clotilde, je ne note pas non plus une connaissance pointue de notre fonction par les usagers. Nous tenons une permanence mensuelle dans le hall d'accueil pour y remédier. Cette permanence est suspendue depuis 2 ans du fait du COVID et de la réorganisation du fonctionnement de l'établissement en demi-journées et des contraintes d'accès.

Lorsque nous avions un rythme régulier nous commencions à être "identifiés"; cependant avec des séjours durant 3 semaines en général, il est difficile d'être connu.
Nous avons tenu une permanence lors d'une animation sur la nutrition organisée par les diététiciennes et ce moment plus informel et dans un cadre ludique a grandement facilité nos contacts. La difficulté vient également du type de public accueilli : personnes âgées ou très âgées, difficultés cognitives etc.
Nous avons proposé pour cette année de tenir une permanence en alternance au sein des locaux du centre de rééducation cardiaque et respiratoire. Projet à mettre en place avec un cadre de ce centre. L'affichage de nos noms est effectif sur un tableau dans le couloir d'accès aux salles de rééducation.

? Où en êtes-vous de la certification ?

 

⇒ À la Clinique de Sainte-Clotilde, elle n'est pas encore très engagée mais notre participation est prévue de façon assez intensive.
⇒ Au Centre de Rééducation de Sainte-Clotilde, la certification n'a pas été abordée depuis le COVID ; à noter que la date a été reportée (de mémoire!)
Ariane, RU engagée

Dans les établissements de santé :


Une "Personne Qualifiée" nommée au CA de la CGSS de La Réunion

Une avancée pour la démocratie en santé dans les Outre-Mer

Plus précisément, depuis plus de deux ans, France Assos Santé La Réunion menait en collaboration avec les autres délégations d’Outre-mer et le siège de FAS, un plaidoyer pour que les représentants des usagers puissent siéger dans les CA des CGSS. Pour rappel, à la différence des Caisses Primaires d’Assurance Maladie (CPAM) dans l’hexagone, il n’y avait pas de représentants des usagers dans les CA des CGSS d’Outre-mer.

Aussi, pour faire évoluer cette spécificité, chaque délégation FAS d’Outre-Mer avec la chargée de mission "assurance maladie", a interpellé les CGSS respectives et le Ministère.

Le Ministère a finalement introduit la désignation d’un RU membre de France Assos Santé dans les CGSS, notamment par le biais de la nomination des personnalités qualifiées.

Comme l’indique l’instruction (page 6) : "Les personnes qualifiées sont désignées intuitu personae, en raison de leurs compétences personnelles. Il s’agit, de façon générale, d’associer des personnes travaillant dans divers secteurs d’activité qui apporteront aux organismes de sécurité sociale leurs compétences et leur expérience, y compris dans leurs rapports avec les usagers. Les choix peuvent donc être élargis à des personnes œuvrant dans des domaines qui ne relèvent pas nécessairement et directement du secteur social."

Un appel à candidature au réseau associatif de FAS La Réunion a été formulé par mail pour inviter les personnes intéressées à se manifester. En fonction des modalités et des critères sélectifs de la CGSS de la Réunion, un seul nom a finalement été communiqué. A ce jour, FAS La Réunion attend toujours que cette nomination soit effective.

Pour des informations complémentaires sur le sujet,
n’hésitez pas à contacter la délégation
lareunion@france-assos-sante.org


Zoom sur l'ADMD : l'Association pour le Droit à Mourir dans la Dignité

L'Association pour le Droit à Mourir dans la Dignité ; un combat pour que chacun puisse choisir les conditions de sa propre fin de vie

"Créée dès les années 1980, l'Association pour le Droit à Mourir dans la Dignité (ADMD) milite pour la liberté de chacun de choisir les conditions de sa fin de vie" rappelle Jocelyne LAURET, déléguée régionale de l'association pour La Réunion.

Comme le mentionne le site web de l’association « L'ADMD entend qu'une loi visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté et à assurer un accès universel aux soins palliatifs soit votée par le Parlement, comme le réclament 94% des Français interrogés par l’institut de sondage IFOP en février 2022. » (Cliquer ici pour lire le rapport).

Madame LAURET le précise : "au sein de l'ADMD, on milite pour que la France propose le choix à la personne sur sa fin de vie. C'est une question qui relève du choix de chacun et il revient à la personne en question de décider ce qu'elle souhaite pour sa mort et non à une autre personne, en l’occurrence  le médecin".

Militer contre les contradictions des lois en vigueur sur la fin de vie

Pendant notre échange, Jocelyne LAURET met en exergue les contradictions des lois aujourd'hui en vigueur en France sur la fin de vie : "on a eu des lois sur la fin de vie mais jamais vraiment une offre de choix réelle pour les personnes". Elle dénonce notamment une offre de soins palliatifs insuffisante pour les patients : en réalité 80% des demandes en soins palliatifs sont refusées à cause d'un manque de lits consacrés à cet effet. A La Réunion, la situation est encore plus grave puisque seuls 6 lits de soins palliatifs sont recensés et un établissement privé. Pour le reste, on a recours à des lits dits « mobiles », c’est-à-dire des lits dédiés à des services hospitaliers qui sont provisoirement transformés en lits de soins palliatifs

De la même manière, l’ADMD manifeste contre les dispositions sur la sédation profonde qui témoigne d'une "hypocrisie totale, plongeant dans la détresse les proches et la famille du patient".

Mais, ce qui est aussi à déplorer, c’est le manque, reconnu par les services de santé, de formation du personnel médical sur ces questions de fin de vie !

Par ailleurs, la déléguée régionale de l'ADMD rappelle que même s'il est possible pour les citoyens français d'aller dans d'autres pays pour choisir les conditions de la fin de sa vie, "le problème c'est qu'il faut avoir les moyens de se rendre dans ces pays (Belgique, Pays Bas…), vous imaginez qu'à La Réunion, cet accès est rendu encore plus difficile. En France, nous sommes dans un régime où on n'applique pas les principes même de la République, à savoir, ni liberté, égalité ou encore fraternité."

Pour autant, l’ADMD le laisse bien figuré sur la page d’accueil de son site: “Il n’y a pas de principe supérieur dans notre République qui oblige les patients en fin de vie à vivre leurs souffrances jusqu’au bout.

L'ADMD, un combat aussi mené à La Réunion

En tant que déléguée régionale, Jocelyne LAURET avait l'habitude avant la crise sanitaire d'organiser des conférences sur le sujet de la fin de vie à la demande des associations. "On est dans une région où les personnes peuvent avoir certains préjugés par rapport à la fin de vie, parce qu'elles sont très attachées à la religion. Mais quand on se met dans une posture d'écoute et qu'on entend les témoignages, les personnes se rendent compte que leur pratique religieuse n'empêche pas d'adhérer à l'euthanasie ou au suicide assisté. »

La crise sanitaire a empêché l'association d'organiser des réunions, cependant le Président de l'ADMD a pu se rendre à La Réunion en septembre 2021 et cette venue a été largement médiatisée sur l'île. "Nos réunions sont publiques, n'importe qui peut venir et je me tiens à disposition pour répondre aux questions. C'est vrai que je suis régulièrement interpellée par des personnes de l'extérieur qui ont des questions sur la fin de vie". Prochainement, dès que les conditions sanitaires seront réunies, Jocelyne LAURET fera le tour des communes de La Réunion pour sensibiliser les populations sur les questions relatives à la fin de vie.

Pour Jocelyne, il est important que les personnes parlent de la fin de vie, que ce sujet ne soit pas tabou. Elle insiste notamment sur les directives anticipées qui, à ce jour, restent une des seules façons de prévoir sa fin de vie.

En prévision des élections présidentielles à venir, l'ADMD a lancé une campagne de communication exceptionnelle où chaque candidat peut être interpellée sur les questions relatives à la fin de vie : consulter la plateforme présidentielle de l’ADMD.

Pour plus d'information, vous pouvez :

  • Contacter Madame LAURET, déléguée régionale de l'ADMD pour La Réunion :
    Courriel : j-lauret@wanadoo.fr
  • Consulter le site web de l'ADMD : cliquer ici

Appeler la ligne d’écoute et d’entraide de l’ADMD : 01 48 00 04 92